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mardi 29 avril 2014

Mission Blacklist c'est fini pour Robert Pattinson

Mauvaise nouvelle pour tous les fans de notre Chouchou, l'annonce a été faite via le site The Wrap, et semble officielle. Robert Pattinson ne fait plus parti du cast de Mission: BlackList.
Quelle bien triste nouvelle en ce début de semaine et fin de mois d'avril 2014, nous qui attendions avec impatience le tournage de cette magnifique histoire vraie, nous allons devoir nous passer du bel et talentueux Mister Pattinson :(



Traduction faite par moi de l'article en question:
Code Entertainment qui finance le film, va recaster le rôle principal du militaire interrogateur Eric Maddox.
Robert Pattinson a quitté la "Mission: Blacklist", un thriller indépendant sur la chasse de Saddam Hussein, à cause d'un problème d'emploi du temps, d'après ce qu'a appris TheWrap.
D'abord annocné en mai 2012, Pattinson a été casté pour jouer le rôle du militaire interrogateur Eric Maddox, qui a supervisé la capture de S. Hussein.
Avec 2 films primés au Festival de Cannes, Pattinson va avoir une période très active. Il vient juste de finir de tourner "Life" d'Anton Corbijn avec Dane Dehaan et n'a pas assez de temps pour se préparer au rôle très complexe de "Mission: Blacklist", rapporte une personne familère de la situation à TheWrap.
Le rôle de Maddox va donc être re-casté, et les réalisateurs espèrent commencer le tournage cet automne.
Le cinéaste suédois Jesper Ganslandt reste à la direction du script fait par Erik Jendresen ("Band of Brothers"), Dylan Kussman et Trace Sheehan, qui a été adapté du livre "Mission: Black List #1" (Harper Collins 2008), écrit par Maddox et Davin Seay.
Ross Dinerstein sera producteur avec Jendresen et Kevin Waller, ainsi que Bart Rosenblatt de Code Entertainment, qui finance le film.
Pattinson a un printemps chargé avec 2 films à Cannes - "Maps to the Stars" de David Cronenberg et "The Rover de David Michod avec comme autre star Guy Pearce.
Dans un futur proche, Pattinson est dans le casting de "The Lost City of Z" de James Grays avec Benedict Cumberbatch et le thriller "Hold On To Me" de James Marsh avec Carey Mulligan. Il est représenté par WME, 3 Arts Entertainment, Curtis Brown Group et l'avocat Robert Offer.

lundi 17 mars 2014

Mission: Blacklist, un tournage de 30 jours prévu avec quelques détails d'organisation

Le film Mission: Blacklist nous aura donner du fil à retordre et nous en aura fait voir de toutes les couleurs. Mais, ne dit-on pas que plus un projet mijote, meilleur il sera?
 
C'est en tout cas ce que nous souhaitons!
 
En tout cas, des nouvelles arrivent tout de même au compte gouttes. Après les encouragements de Dylan Kussman, c'est la Commission des Films de l'Etat de Californie qui nous révèle quelques informations supplémentaires sur le tournage du film Mission: Blacklist.
 
Ainsi, nous apprenons que le tournage escompté est de 30 jours, avec 835 extras, 52 personnes au casting, 85 membres dans l'équipe technique et vous avez ensuite le coût de ce film (comme indiqué ci-dessous)
 
 
Source (Site de la Commission)
Source 2 (@gossipgyal)
Source 3 (Spunk-Ransom)
 
Une bonne nouvelle dans l'ensemble qui ne nous laisse cependant pas beaucoup d'informations telles que la date de tournage, le cast ou encore le lieu de tournage.
 
Espérons donc avoir des nouvelles plus complètes très bientôt!

vendredi 21 février 2014

Mission: Blacklist parmi les 200 films les plus attendus de 2014 selon IONCINEMA

Malgré les doutes qui planent au dessus du projet Mission: Blacklist, le film reste toujours l'un des plus attendus de l'année 2014 selon le site IONCINEMA
 
Source (site IONCINEMA)
 
Voici l'article traduit maison comme d'habitude!
 
 "Les 200 films les plus attendus de 2014: #92 Mission Blacklist de Jesper Ganslandt
MISSION BLACKLIST
 
Réalisateur: Jesper Ganslandt
Scénaristes: Erik Jendresen, Dylan Kussman et Trace Sheehan
Producteurs: Ross M. Dinerstein, Jendresen, Kevin Waller
Distributeur Américain: Droits disponibles
Casting: Robert Pattinson
 
Ses deux dernières œuvres, le sombre et complexe The Ape associé à l'audit empli d'œstrogènes appelé Blondie, démontrent un Jesper Ganslandt au tempérament filmographique charmant et volatile, alors naturellement nous pensons que le réalisateur Suédois peut embellir ce thriller basé sur des faits réels avec des touches sombres de psychose. Nous avons perdu le fil avec ce projet qui devait débuter son tournage en janvier, et avec Robert Pattinson toujours en déplacement, nous pouvons imaginer des nouvelles très prochainement.
 
Le topo: Basé sur le livre Mission: Black List #1 – The Inside Story of the Search for Saddam Hussein – As Told by the Soldier Who Masterminded His Capture par Eric Maddox et Davin Seay, contrairement aux autres interrogateurs sortis tout droit de formation, Eric Maddox (Pattinson) a un esprit beau et brillant. Il a l'habilité unique de déchiffrer des pistes complexes tirées d'événements vraisemblablement communs. Sa mission est de piéger l'homme le plus recherché au monde, Saddam Hussein - et il doit même défier ses supérieurs pour repérer sa proie. Plus il s'approche de la vérité, plus la traque devient dangereuse.
 
Date de sortie: Toujours en développement, pour avoir une chance de sortir sur les écrans en 2014, le tournage de ce film devra se faire avant le mois de mai."
 
Cet article nous apprend deux choses très importantes: la première étant que le film est toujours d'actualité et la deuxième, que Robert Pattinson est pour le moment toujours attaché au rôle d'Eric Maddox.
 
Il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts et d'espérer, nous aussi, de prochaines photos de tournage mais cette fois-ci pour Mission Blacklist!

samedi 1 février 2014

Spéculations & Retards, ou comment nous faire douter...

Alors que les bonnes nouvelles affluaient, un nouvel élément vient de nouveau semer le trouble chez toutes les personnes intéressées par le projet Mission: Blacklist.
 
En effet, plus tôt cette semaine, une fan (@sallyvg) remarque la disparition du nom de Robert Pattinson dans le cast sur la fiche technique du film que propose Embankment Films...
 
Source (PDF, Embankment Films Market 2014) 
 
 
Alors que si vous vous rappelez bien, il apparaissait sur cette même fiche l'année dernière.
 
 
Le fait que son nom ne soit plus inscrit a remué toute la toile et chacun allait de sa propre rumeur, laissant les sites de fans et même les professionnels, dans le doute. (Comme vous pouvez le voir sur notre site partenaire Spunk Ransom)
 
Cependant, après recherches, on retrouve toujours le nom de l'acteur dans le synopsis du film sur le site de la compagnie de production.
 
Source (fiche du film sur Embankment Films)
 
 
Tactique de vente? Volonté de taire le nom de Pattinson lors du festival à Berlin qui regroupe les grandes maisons de production et surtout les investisseurs? Oubli lors d'une mise à jour?
Des questions à perte de vue et aucune réponse pour l'instant...
 
De plus, le site IMDb nous apprend que la production du film est passée en développement ce qui équivaut à considérer le projet comme étant entre parenthèses.
 
Source (IMDb)
 
 
Traduction (maison, comme d'habitude): "Note: Ce projet est passé dans la catégorie en développement, les mises à jour le concernant ne sont disponibles que sur IMDb Pro et sont sujettes aux changements"
 
Les questions fusent donc: Que cela veut-il dire? Le projet est-il de nouveau reporté? Robert Pattinson est-il toujours l'acteur principal?
 
Comme le site Spunk Ransom le signale, le site IMDb Pro signale toujours Robert Pattinson au cast. (Source: site Spunk Ransom)
 
Tant de questions qui demeurent sans réponses mais Dylan Kussman (scénariste sur le projet, cf interview dans article précédent) a su rassurer les fans sur son twitter:
 
 
Traduction: "@sallyvg: @DylanKussman Est-ce que Pattinson participe toujours à Mission: Blacklist? Son nom n'est plus cité pour le EFM 2014 (Le marché d'Embankment Films, voir ci-dessus)"
"@DylanKussman: Je n'ai pas entendu le contraire. Enfin après, je ne suis que scénariste - nous sommes généralement les derniers à savoir."
 
Un tweet qui se veut rassurant mais qui fait également un peu douter... Si même le scénariste ne le sait pas, qui le saura?
 
Dylan Kussman, adorable comme il est, nous a tout de même promis de nous en dire plus dès qu'il sait quelque chose:
 
 
Traduction: "Lorsque j'en saurais plus, je veillerais à le crier sur tous les toits. Tenez bon #TheBlueShirtUnit"
 
Je peux vous avouer que ce message m'a fait très plaisir puisqu'il reprend notre slogan. Nous sommes une équipe jusque chez les scénaristes.
 
Alors, que penser? Que dire?
 
Pour le moment rien ne nous indique que Robert Pattinson ne fait plus partie de l'équipe. Nous gardons les yeux et les oreilles ouverts. En espérant, très prochainement, pouvoir vous rassurer et vous annoncer que rien n'a changé, que le tournage commencera bien en Avril et que Robert Pattinson incarnera bien Eric Maddox.
 
Après tout, ce sont les seules choses que nous pouvons souhaiter aujourd'hui. 
 

dimanche 15 décembre 2013

Eric Maddox retrace la capture de Saddam Hussein, 10 ans après

Vendredi 13 décembre ne marquait pas seulement un jour de superstition pour tout le monde. En effet, vendredi dernier marquait les dix ans de la capture de Saddam Hussein qui est retracée dans le livre d'Eric Maddox.

A cette occasion, Fox & Friends et KGOU (qui sont des sites/chaînes d'informations) ont pu interviewer Eric Maddox sur cette traque, la capture mais également sur le projet cinématographique Mission: Blacklist.

Voici la transcription de ces interviews. Traduction maison comme d'habitude.

Interview Fox & Friends

Source 1 (Site Fox)
Source 2 (Blog Partenaire Mission: Blacklist)

Cette première vidéo traite de la capture de Saddam Hussein en elle-même sans le segment d'Eric Maddox. Je vous invite à la regarder pour pouvoir situer les événements mais aussi pour en connaître d'avantage sur l'histoire de cette capture. Cependant, pas de traduction pour cette partie puisque Eric Maddox n'y apparaît pas et qu'ils ne parlent pas du film.

Petite citation tout de même, pour vous montrer à quel point les Etats-Unis ont été touché par cette histoire.

"Difficile de croire, qu'il y a dix ans de cela, le dictateur Saddam Hussein fut retrouvé caché dans un trou (littéralement trou d'araignée en anglais, signifiant cachette ou trou à rat en français) après des années de crimes de guerres. Sa capture, une occasion momentanée pour un monde de nouveau libre."

Source 3 (Site Partenaire Spunk Ransom)
Source 4 (YouTube)

Cette fois-ci, vidéo d'Eric Maddox sur le film.

"Présentateur: Et c'est le trou que nous regardons maintenant, recouvert d'une pierre et d'une protection, où se trouvait Saddam Hussein. Quelle histoire! Et je sais qu'ils vont en faire un film et je sais qui va jouer votre rôle!
Eric Maddox: Robert Pattinson va jouer mon rôle, Steve.
Présentateur: Fantastique! C'est super!
Eric Maddox: Oui.
Présentateur: Est-ce que vous savez quand il va se retrouver sur le grand écran?
Eric Maddox: Ils commencent le tournage au printemps, donc... Je ne fais pas partie du monde d'Hollywood alors je vais juste attendre et je ne sais absolument pas quand il sortira sur grand écran.
Présentateur: Eh bien vous savez quoi? Il (Pattinson) a de nombreux fans, vous en avez aussi pour ce que vous avez tous fait il y a dix ans. C'était Eric Maddox qui est désormais un formateur dans l'art des interrogatoires pour le département de la Défense. Merci infiniment pour votre service rendu. Merci pour tout. Et euh, bonne chance avec le film.
Eric Maddox: Merci, vous aussi"

Je vous avoue que je n'ai pas bien compris le comportement assez peu professionnel du présentateur... On voit bien qu'Eric Maddox n'est pas très à l'aise mais les questions posées laissent assez à désirer.
On sait néanmoins que le sergent est très fier du projet et du choix de l'acteur principal.

Nous n'avons plus qu'à attendre le printemps!

Interview KGOU

Il s'agit d'une interview enregistrée, je vous invite à l'écouter en même temps que la lecture de la transcription. Comme d'habitude traduction maison!

Source 1 (KGOU)
Source 2 (Blog Partenaire Mission Blacklist)

"Un natif d'Oklahoma revient sur l'Irak et l'art des interrogatoires lors de l'anniversaire de la capture de Saddam Hussein

Il y a dix ans vendredi, des centaines d'interrogatoires et des mois de travail sur la récolte d'informations ont payé pour Eric Maddox lorsque ses pairs soldats de l'armée américaine ont "rendu" le dictateur Iraquien Saddam Hussein qu'ils avaient trouvé dans sa cachette (son trou d'araignée) près de sa ville natale de Tikrit.

Plus d'une décennie après le début du conflit, et deux ans après le départ de l'armée américaine d'Irak, Maddox dit qu'une fois qu'Hussein a été appréhendé, les Etats-Unis n'avaient aucune idée de la façon dont ils pouvaient reconstruire le pays.

"Les Iraquiens regardent l'Armée américaine et leur font remarquer "Hey, vous êtes responsables maintenant", dit Maddox. "Et lorsque leurs attentes n'ont pas été respectées, ils ont commencés à se retourner contre nous. C'est à ce moment-là que les éléments d'Al-Qaeda entrent en jeu en Irak, et recrutent des citoyens défaitistes et des combattants étrangers, et à partir de là, cela devient une toute autre guerre."

Maddox dit qu'alors que les forces de la coalition étaient très bien préparées pour l'invasion et ont accomplies leur mission qui était le changement de régime, il ne s'est personnellement pas senti prêt d'interroger des insurgés pendant la si bien appelée "nouvelle guerre".





"On m'a appris à interroger des soldats en uniforme et avec une arme sur le champ de bataille" Maddox dit. "Ceux-là étaient des individuels vivant la vie de tous les jours, avaient un travail normal, et étaient chez eux dans des habits de civils, et il n'y avait pas d'évidence contre eux. Et les techniques qu'on nous avait apprises ne fonctionnaient pas."

Maddox est l'auteur de Mission: Black List #1 qui détaille son expérience l'ayant conduit à la capture de Hussein (Saddam). Le livre va être adapté au cinéma avec la star de Twilight, Robert Pattinson, reprenant le rôle de Maddox.
Ayant servi en tant que ranger aéroporté (Airborne Ranger) de l'infanterie autrefois a aidé Maddox à s'adapter aux situations inattendues. Il a rapidement apprit à sympathiser avec ses prisonniers, se mettre à leur place, et gagner leur confiance ainsi que leur respect.

"C'est une situation où je suis un peu Big Brother," dit Maddox. "Tikrit, par exemple, est une petite ville de 20,000 habitants. Je connaissais chaque rue, chaque quartier, chaque famille. Et lorsque je leurs dis, "Vous allez rentrer chez vous parce que je peux vous trouver", ils le feront."

Maddox a servi pendant la tumultueuse décennie où les militaires de l'art de l'interrogation étaient sous les feux de la rampe à cause de leurs techniques d'interrogation plus que controversées, plus communément perçu comme de la torture. Il dit qu'il ne l'a jamais fait, mais il sait que cela existe et a vu le gouvernement des Etats-Unis ainsi que l'Armée faire leur possible pour que cela cesse.

"Nous avons la responsabilité de créer et développer des techniques d'interrogatoires qui sont de loin plus supérieures et plus effectives que la torture," dit Maddox. "Je le ferais à ma façon même si j'avais l'autorisation de torturer. Si nous ne faisons pas ça, il n'y a aucune garantie que cela cesse pour de bon."


TRANSCRIPTION INTEGRALE

SUZETTE GRILLOT, PRESENTATRICE: Eric Maddox, Bienvenue dans World Views.

ERIC MADDOX: Merci de m'accueillir.

GRILLOT: Eh bien, cela fait dix ans que vous avez été impliqué dans la capture de Saddam Hussein. Pouvez-vous retracer, nous donner certaines idées de ce que vous pensez; comment ces dix années ont passé depuis la capture de Saddam Hussein? Il y avait tellement d'optimisme et d'excitation, je suppose, lorsque vous avez appréhendé le dictateur et réussi à changer le régime en Irak, ce pourquoi vous étiez allés là-bas. Nous savons comment cela s'est passé, mais qu'avez-vous à dire sur la suite des événements à partir de là?

MADDOX: Eh bien, c'est une question complète, mais de mon point de vue, en tant que membre de l'Armée, en tant que Sergent à l'époque, il s'agissait d'une période d'excitation. Nous avions l'impression de nous battre pour notre pays, et nous allions faire sortir un dictateur dont nous avions tous entendu parler en grandissant et que nous représentions comme un homme vil. Et nous sentions que nous étions préparés. Nous y sommes allés et avons juste fait tout ça. Nous avons inversé le régime. Nous avons commencé à traquer les cibles de grandes valeurs. Eventuellement, nous avons capturé Saddam, mais le problème je pense, et il ne s'agit que de mon opinion, est que nous ne savions pas comment mettre fin à ça. Parce que nous n'avions aucune idée sur la façon de reconstruire un pays alors que nous en avions la responsabilité. Les Iraquiens regardent l'Armée américaine et leur font remarquer "Hey, vous êtes responsables maintenant". Et lorsque leurs attentes n'ont pas été respectées, ils ont commencés à se retourner contre nous. C'est à ce moment-là que les éléments d'Al-Qaeda entrent en jeu en Irak, et recrutent des citoyens défaitistes et des combattants étrangers, et à partir de là, cela devient une toute autre guerre. Vous avez en réalité deux guerres totalement différentes.


GRILLOT: Donc, il y avait une guerre contre l'Irak, la guerre contre Saddam Hussein, la guerre contre le dictateur, dont le pouvoir avait été retiré. Et vous dites que vous étiez préparé à ça. Vous étiez préparés à combattre dans cette guerre. Mais la seconde guerre a commencé. L'insurrection. Est-ce que c'est ce dont vous parlez, par rapport à une guerre différente?

MADDOX: La seconde guerre d'insurrection menée par des combattants étrangers et celle pour laquelle nous ne pouvions déterminer l'ennemi et gagner le cœur et les esprits des gens. Parce c'est vraiment... lorsque vous combattez une insurrection, c'est tout ce que vous faites. Soit vous gagnez le cœur et les esprits des gens, soit vous n'y arrivez pas. Si il y a des questions concernant la raison de l'échec en Afghanistan, c'est parce que le gouvernement Afghan ne pouvait pas gagner, ils ne peuvent pas gagner le cœur et l'esprit du peuple, et les Talibans le font. Alors, c'est un exemple, et il nous a fallut plusieurs années pour comprendre et réaliser, "Attendez une seconde, on ne peut pas jouer à frapper n'importe où avec ces ennemis-là, il faut que nous construisions des infrastructures, et les aider à construire un gouvernement." Et cela nous a prit plusieurs années, parce que nous n'avions aucune expérience là-dedans.

GRILLOT: Alors lorsque vous dites que vous étiez préparés pour la guerre, je me demandais si vous étiez préparé à faire votre travail en particulier, puisque vous dites dans votre livre et vous l'avez commenté à plusieurs reprises publiquement que vous n'aviez pas vraiment été formé pour devenir interrogateur. Maintenant, vous avez servi en tant que tel en Irak. Vous avez interrogé un bon nombre de personnes menant à la capture de Saddam Hussein, alors étiez-vous préparé à ce boulot? Parce qu'il m'a semblé que vous ne saviez absolument pas à quoi vous attendre.

MADDOX: Lorsque je dis que nous étions préparé, je parlais de l'Armée des Etats-Unis qui fournit la meilleur formation du monde. Nous avions le nombre. Nous n'étions pas fatigués de combats qui avaient duré plusieurs années, mais moi-même, je n'étais absolument pas préparé. Je n'avais jamais conduit d'interrogatoires, et je suis allé là-bas et ai commencé à interroger, les techniques que j'avais apprises ne fonctionnaient pas. On m'a appris à interroger des soldats en uniforme et avec une arme sur le champ de bataille. Ceux-là étaient des individus lambda vivant la vie de tous les jours, qui avaient un travail normal, et étaient chez eux dans des habits de civils, et il n'y avait pas d'évidence contre eux. Et les techniques qu'on nous avait apprises ne fonctionnaient pas. J'avais, néanmoins, servi pendant plusieurs années dans l'infanterie en tant que ranger aéroporté, où on nous apprenait à s'adapter.


GRILLOT: Alors, lorsque vous vous êtes adaptés, en fait, dites-nous comment vous vous êtes adaptés. Vous avez fait quelques commentaires sur le fait que vous aviez trouvé comment vous mettre à leur place, et que c'est une tactique qui vous a aidé à récolter l'information dont vous aviez besoin. Que voulez-vous dire par là?

MADDOX: C'est le principe numéro un auquel je crois. Lorsque j'enseigne l'art des interrogatoires à un futur interrogateur, vous devez absolument vous mettre dans les baskets du prisonnier. Maintenant, qu'est-ce que ça veut dire? Eh bien, on nous a apprit à jeter au visage les preuves que l'on a contre eux pour essayer de briser leur esprit dans le but de leur soutirer des révélations. Jusqu'à ce qu'ils se confessent, on ne peut pas vraiment faire confiance dans ce qu'ils nous disent. Ils sont assis là dans leurs vêtements de civils, et ils ne sont pas vraiment des soldats, et dans leur esprit, vivre sous les règles de Saddam signifie ne jamais se confesser. Alors cette bataille est livrée (entre les deux objectifs). Et en réalité ils ont des problèmes. Ils voulaient rentrer chez eux. Ils avaient de la famille dont ils avaient à s'occuper quotidiennement. Ils avaient des boulots et des responsabilités, et ils avaient besoin de rentrer chez eux. Et comment est-ce qu'on fait ça? Ils doivent m'aider. Je dois attraper leurs patrons faisant partie de l'insurrection. Eh bien, si leur boss est un membre de leur famille, et ils disent, "je ne vais pas vous aider à attraper un membre de la famille", je dois aller encore plus haut qu'eux. Dans ces cas-là ils me regarderont et me diront, "Voilà le plan. Si je vous livre mon boss, ils vont savoir que c'est moi et ils vont me tuer. Mais monsieur l'interrogateur, je dois rentrer chez moi, mais si je vous livre le boss de mon boss, et d'autres individus dont vous n'êtes pas conscients qu'ils existent, allez d'abord les chercher. Capturez-les et ensuite allez chercher le boss de mon boss. Ils penseront que ces gars les ont dénoncé et je serais libre de rentrer chez moi." Et alors j'expliquerais à ce prisonnier, "Tu sais , c'est une bonne idée. Et parce que ton frère fait partie de l'insurrection, j'ai besoin d'aller le chercher, et lui dire de se calmer. Il restera assis chez lui, et il ne fera rien. J'ai besoin que tu rentre chez toi et que tu vives ta vie. Je sais où tu habites. Je sais comment t'attraper. Mais tu vas t'asseoir là-bas et vivre ta vie normalement, deal?" Et il est choqué. Il est épaté. Il est en train de penser, "je vais passer le reste de ma vie dans une prison du gouvernement des Etats-Unis," mais deux jours après j'aurais fait rentrer ces gars chez eux et ils nous révèleront tout ce dont nous avons besoin.

 
GRILLOT: Donc, en termes de tactiques d'interrogatoires alors, j'ai comme l'impression que vous sympathiser avec votre prisonnier. Que vous vous mettez à sa place. Vous prenez en compte leur perspective de la situation et comprenez leur besoin. Est-ce que vous pensez que c'est quelque chose qui s'est répandu bien plus loin que pour les techniques d'interrogatoires et donc s'est étendu à une compréhension de ce dont les Iraquiens avaient besoin? Ou bien si nous étendons même ceci à un autre conflit dans lequel nous sommes impliqués, l'Afghanistan, sympathisons-nous avec les Iraquiens? Sympathisons-nous avec les Afghans? Sympathisons-nous plus largement dans notre politique, ou est-ce que cela est juste limité à l'art des interrogatoires?

MADDOX: Je ne peux pas vraiment parler à grande échelle. Je peux simplement parler de ce que j'ai appris et développé en tant qu'interrogateur. Il semblerait que ce soit une suite logique. La difficulté est d'avoir des commandeurs qui ont le courage de laisser des prisonniers dont ils ont conscience qu'ils se battent contre nous, qui ont probablement tué des Américains, retourner chez eux deux jours après leur arrestation. Lorsque les commandeurs m'ont fait confiance pour que je libère ces prisonniers, et de par cette action - donner des informations - alors nous pouvions avancer. Mais ce fut quelque chose que j'ai fait moi. Je ne peux pas parler d'actions à plus grande échelle. Cependant, je vais dire, je le fais en Afghanistan et c'est tout aussi effectif. Parce qu'à la fin de la journée, les gens veulent simplement rentrer chez eux.

GRILLOT: Mais vers quoi rentrent-ils chez eux?

MADDOX: Ils sont...

GRILLOT: Je veux dire c'est une vie difficile qu'ils vivent ces derniers temps. Est-ce qu'ils rentrent chez eux dans l'insécurité? Est-ce que vous pouvez être confiant qu'ils rentrent vraiment chez eux et qu'ils ne travailleront pas contre vous? Comment établissez-vous cette relation avec eux à travers ce processus?

MADDOX: Eh bien, une fois la journée finie, le principal est qu'une fois que j'ai toutes les informations que j'ai récolté, je sais où ils vivent. Je sais où chacun des membres de leur famille vit. C'est une situation où je deviens Big Brother.

GRILLOT: Vous les connaissez bien. Vous les connaissez même très bien. Et ils le savent.

MADDOX: J'ai passé des heures avec ces prisonniers, et Tikrit, par exemple, est une petite ville de 20,000 habitants. Je connaissais chaque rue, chaque quartier, chaque famille. Et lorsque je leurs dis, "Vous allez rentrer chez vous parce que je peux vous trouver", ils le feront. Bien sûr, ils retournent en terrain de guerre, mais lorsque vous avez des responsabilités, ils préfèrent y retourner. La plupart de ces leaders, les membres séniors de l'insurrection, ils sont des personnes importantes. Alors ils ont besoin de prendre soin de leur famille. Oui, c'est dur à l'extérieur, mais ils préfèrent être libres.

GRILLOT: Alors, en tant qu'interrogateur, je suis sûre que vous n'êtes pas surpris d'entendre que certains ont été très critiques par rapport aux techniques que vous avez utilisées. Vous avez annoncé clairement que vous n'aviez pas eu recours à la torture pendant vos interrogatoires. Que vous n'avez torturé aucune des personnes qui vous ont mené à la capture de Saddam Hussein. Cependant nous savons que cela arrive parfois. Il y a des preuves évidentes de cela, et juste pour citer un exemple, la capture d'Oussama Ben Laden, par exemple, certains ont dit, et je pense qu'ils en ont fait un film - que ce soit la réalité ou non - qu'il y a eu torture afin d'acquérir certaines informations. Qu'avez-vous à dire par rapport à ça? Est-ce qu'il s'agit de quelque chose de commun? D'inhabituel? Quelque chose dont nous devrions nous inquiéter ou non?

MADDOX: Je pense que lorsque vous regardez l'Histoire de la torture ces dix dernières années, je dirais que cela a absolument existé dans les premières années, et j'y ai assisté... J'ai effectué huit déploiements ces dix derniers années, seulement en tant qu'interrogateur. J'ai vu le gouvernement des Etats-Unis, l'Armée des Etats-Unis, faire tout ce qui est en leur pouvoir pour se débarrasser de cette pratique. Pour l'éliminer. Pour y mettre fin. Cela existait, et ensuite ils ont essayer de s'en débarrasser, et il y avait de petits morceaux restant. Ils ont appris de leurs erreurs, mais à la fin de la journée, j'ai une philosophie qui dit que, lorsque vous êtes un commandeur ou un soldat, un interrogateur également, si la vie de vos hommes est en ligne de mire, ils vont tout faire pour obtenir l'information qu'ils veulent. Alors la responsabilité que nous avons est de créer et développer des techniques d'interrogatoires supérieures et bien plus efficientes que la torture. C'est la seule voie que je puisse garantir. Je le ferais à ma façon même si j'avais l'autorisation de torturer. Je prouverais que les techniques que j'utilise sont plus rapides et plus efficaces. Si nous ne faisons pas ça, alors il n'y a aucune garantie que cela cesse pour de bon.

GRILLOT: Vous avez écrit à propos de ces tactiques. Vous avez parlé publiquement de ces tactiques à plusieurs reprises. Est-ce que cela porte ses fruits? Est-ce que le gouvernement et l'Armée des Etats-Unis utilisent de plus en plus les tactiques que vous promouvez ici et là?

MADDOX: On me demande souvent d'aller enseigner, parler et discuter de mes tactiques. Si certains éléments de l'Armée les utilisent, je sais que les éléments avec qui je travaille les acceptent volontiers, et me demandent de leur apprendre, mais je dirais qu'à la fin de la journée, 95% des militaires de l'Armée ne connaissent pas mes tactiques et elles ne leur ont pas été présentées. Et ce n'est pas parce que je les garde secrètes, on ne m'a juste pas demandé de les enseigner à grande échelle.

GRILLOT: Est-ce pour cette raison que l'insurrection continue aujourd'hui? Nous parlons de dix années en Irak. Encore plus longtemps en Afghanistan. Est-ce votre solution qui va nous aider à combattre l'insurrection?

MADDOX: Je pense qu'il y a beaucoup de choses qui doivent être faites. Si nous regardons dans l'Histoire, si nous nous attardons sur la manière dont nous résolvons les problèmes, je dirais que c'est trop difficile de s'attendre à ce qu'une Armée reconstruise une nation. Je ne pense pas que cette responsabilité soit celle des militaires. Je crois que nous devrions réfléchir et se dire "Est-ce qu'on veut vraiment entrer dans cette guerre? Car il va bien s'agir d'une guerre et qu'allons-nous bien pouvoir faire lorsque nous aurons à reconstruire le pays? Est-ce que c'est vraiment ce que l'on souhaite?" Mais oui je pense que les avancées en terme d'interrogatoires seront d'une grande aide. On peut observer tellement de choses qui ont été faites dans le passé, et je pense qu'au final, il faut se demander, "Est-ce qu'on a besoin de faire ça? Est-ce vraiment nécessaire?"

GRILLOT: Alors, je dois le mentionner, votre livre Mission: Black List va être adapté au cinéma. Robert Pattinson a été choisi pour interpréter votre personnage. Que pensez-vous de tout ça? Que va-t-on apprendre? Que va-t-on voir dans ce film?

MADDOX: Je suis vraiment excité par le projet. La seule chose que j'ai demandé est que le film soit aussi réaliste que possible. Et travailler avec Rob, c'est également sur ce trait qu'il insiste. Il me demande tout le temps "Est-ce que c'est vrai? Est-ce que ça s'est réellement passé?" Alors c'est très excitant. Nous verrons.

GRILLOT: Eh bien nous attendons cela avec impatience l'année prochaine.

MADDOX: Merci.

GRILLOT: Merci d'être venu sur World Views, Eric, votre présence a été très appréciée.

MADDOX: Ce fut un plaisir. Heureux d'être revenu."

Comme vous pouvez le constater, seule la dernière partie concerne le film mais je trouvais cette interview intéressante et pleines d'informations sur le personnage d'Eric Maddox. Personnellement , je ne peux m'empêcher d'être admirative devant un homme qui arrive à prendre du recul par rapport à son expérience mais également par rapport aux mondes militaire et politique.

J'espère également que cela vous a donné envie de lire le livre car bientôt, il sera à gagner sur notre blog!

En attendant le mois d'Avril avec impatience, sachez que nous ne sommes jamais à l'abri d'une énorme surprise d'ici la fin d'année!      



 

samedi 27 avril 2013

Un tournage pour le mois d'Août ?

Après de nombreuses spéculations, des informations triées sur le volet, voici une nouvelle information concernant le tournage du film.

En effet, le 26 avril dernier, la chaîne News on 6 a eu l'opportunité d'interviewer chez lui le sergent Eric Maddox. Ce dernier a répondu à des questions sur sa mission à Tikrit et sur son expérience d'interrogateur.

Ce dernier ne spécifie rien sur le film, seule la journaliste précise à la fin de cette interview l'adaptation du livre de Maddox ainsi qu'une possible date de tournage: Août. Bien sûr, cette information est à prendre avec des pincettes tant que nous n'avons pas d'annonce plus officielle.

En attendant, je vous propose de regarder cette vidéo avec, comme d'habitude, une traduction maison.



Comment un Homme de Saculpa a traqué Saddam Hussein

HOUSTON, Texas - Quelques fois, la vérité est plus étrange que la fiction, et cela pourrait bien être l'histoire d'Eric Maddox, de Saculpa.

Il est sur le point de devenir l'interrogateur le plus célèbre au monde.

La capture de Saddam Hussein fut un événement entendu partout autour du monde. Ce que nous n'avons pas entendu est l'histoire de cette capture.

Et aussi irréaliste que cela puisse paraître, tout a commencé ici à Tulsa, sur le parcours de course de LaFortune Park, lorsqu'Eric Maddox, natif de Saculpa et nouveau diplômé de l'université d'Oklahoma, a entendu la voix de Dieu, lui disant de devenir parachutiste de l'infanterie.

"Je ne raconte pas cette histoire habituellement, mais, vous savez, les gens d'Oklahoma, ils comprennent, ils l'acceptent,' a dit Maddox.

Il n'avait jamais utilisé d'armes, n'avait jamais sauté d'un avion et était terrifié par la hauteur.

"Chaque jour à l'école de rangers, j'étais du genre 'Est-ce que tu es sûr?'" Maddox dit en riant. "Je suis passé de justesse"

La décision suivante de Maddox était tout aussi improbable : il s'est inscrit pour devenir interrogateur dans l'armée.

"Ils m'ont dit, 'Deviens interrogateur. C'est le plus simple - huit semaines de formation.

Tu n'auras jamais à le faire, nous n'avons aucun prisonnier.'" a dit Maddox.

Puis est arrivé 9/11 (Le 11 septembre 2001) et le début de la guerre en Irak.

En quelques semaines, sans avoir fait aucun interrogatoire, Maddox se retrouve à Tikrit... travaillant avec la plus expérimentée des équipes de forces spéciales au monde. Et échouait misérablement.

"La partie la plus effrayante, fut lorsque j'ai réalisé que je n'avais jamais mené d'interrogatoires, mais lorsque je les ai commencé, cela ne fonctionnait pas," dit Maddox.

Le monde apprendra par la suite que, dans les premiers jours de la guerre, la torture était communément utilisée sur les détenus Iraquiens, particulièrement dans la prison Abu Graib à Bagdad.

"Légalement, c'était inacceptable, mais suspecté derrière les portes closes" dit Maddox. "C'était attendu à tous les niveaux."

Mais les circonstances ont fait que le sergent Eric Maddox a été jeté dans le coin perdu de Tikrit, volant de ses propres ailes et développant sa propre technique.

"C'est la meilleure chose qui ait pu m'arriver, car il n'y avait pas d'attentes. Je pouvais trouver le moyen de faire parler les prisonniers sans les torturer" dit Maddox.

Maddox a également découvert une habilité naturelle à retenir de petits morceaux d'informations de centaines de prisonniers pour ensuite les assembler en une mosaïque révélant lentement le front des insurgés qui s'étaient cachés.

"Et une fois que vous avez une idée du front, vous comprenez comment traquer les individus qui peuvent vous mener à la prochaine étape, puis la prochaine et la prochaine," dit Maddox.

Jusque-là, la plus grande revendication de célébrité de Maddox fut d'aider dans la défaite de Jenks en 1989 pendant les playoffs (NA : Football Américain). Mais la traque de Saddam stagnait et Maddox avait un plan.

"Je suis allé voir le chef d'équipe et j'ai baratiné. 'Je sais que ça va paraître fou, mais je pense que j'ai une piste, qui si nous la suivons, ça pourrait nous mener au numéro 1 de notre Black List'" il dit. (NA : Soit, Saddam Hussein)

Au lieu de courir après des cibles de profil important, Maddox suivait une toile de gardes du corps, chauffeurs et gardes manger, montant petit à petit la chaîne de commandement.

Mais son temps en Irak arrivait à sa fin, et lorsque l'un des raids a permi de ramener l'une de ses cibles numéro un, l'un des gardes du corps de Saddam, Maddox n'eut que deux heures pour qu'il l'amène vers le 'prix'.

"Je lui ai dit 'personne ne sait qui tu es. Je t'ai traqué et tout le monde s'en moque. Ils vont juste jeter la clef. Alors quand tu change d'avis, frappe à ta cellule. Tu ferais mieux de laisser quelqu'un le savoir.'" a dit Maddox. "Alors que j'étais conduit jusqu'à l'avion qui allait me faire quitter le pays, ils m'ont dit'ce prisonnier - qu'est-ce que tu lui as fait ? Il est devenu fou, il frappe sa cellule comme un malade'"

Maddox a fait dessiner une carte au prisonnier détaillant la location de Saddam, puis a quitté le pays.

Devant le public, l'administration Bush s'était empressée de créditer la CIA pour la faille qui mena au dictateur Iraquien, mais dans les coulisses, tout le monde, du directeur de la CIA Porter Goss au secrétaire de la défense Donald Rumsfeld couvrait Maddox de compliments et de médailles.

"C'est ma plus précieuse médaille. C'est la Légion du Mérite, et ça m'a été donné par l'équipe," dit Maddox.

Il a dit que tout semblait irréel, jouer un rôle aussi important dans un événement historique pareil.

"Cela m'a pris plusieurs années avant d'arriver à la conclusion que je n'allais pas me réveiller d'un rêve," dit Maddox.

Désormais, l'histoire se révèle au grand public. Maddox a écrit un livre il y a quelques années. Vous ne l'avez probablement pas vu, mais un studio de production en a tout de suite acheté les droits.

Robert Pattinson, célèbre de par Twilight, a signé pour interpréter Maddox, et le script est écrit par le scénariste de Band of Brothers.

Le tournage débute en Août.

Entre temps, Donald Rumsfeld était tellement enthousiaste de conserver les services de Maddox qu'il a établit des forces civiles d'interrogateurs, engageant Maddox en tout premier.

Son travail pour la Défense continue à ce jour."

Source: vidéo et article via MissionBlacklistfilm

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On en apprend toujours un peu plus sur l'histoire de ce soldat qui reste humble et modeste tout au long de ses interviews.
Cependant, l'annonce du tournage du film, qui fait un grand buzz sur le net, reste à prendre avec des pincettes puisque de nombreuses dates ont été citées au cours de ces derniers mois...

Dylan Kussman, scénariste sur le projet semble pourtant partager l'information sur son twitter... Ne reste plus qu'un petit communiqué officiel et l'aventure Mission : Black List pour enfin débuter!

samedi 30 mars 2013

L'homme à la chemise bleue donne une lecture dans son ancienne université

Comme nous vous l'avions dit il y a quelques jours, mercredi 27 Mars 2013, Eric Maddox, l'auteur de Mission Black List #1, a fait une lecture à l'université d'Oklahoma, aux Etats Unis. (Je m'excuse d'ailleurs pour le retard... Soucis d'ordi et derniers jours de boulot)

Voici ici la transcription de cette conférence proposée par le site de l'université (oudaily.com) avec une petite photo.

Comme d'habitude traduction maison ;)

Source: missionblacklistfilm.com



"Un ancien étudiant de l'université d'Oklahoma (OU), responsable de la capture de Saddam Hussein, de retour pour discuter

Un ancien étudiant de l'université d'Oklahoma, responsable de l'avancée de la traque et de la capture de Saddam Hussein avait une histoire, des conseils et des avis à partager mercredi.

"Ce que je m'apprête à vous dire n'est pas l'avis de l'armée des Etats Unis, il s'agit des opinions d'Eric Maddox" a-t-il dit.

Eric Maddox - interrogateur, auteur et ancien élève à OU (Université d'Oklahoma) a expliqué le processus de traque et de capture de Saddam Hussein ainsi que les détails des dilemmes auxquels il a fait face devant près de 300 personnes dans la salle de bal Memorial Union de Molly Shi Boren à Oklahoma. Le public comptait des étudiants, membres de facultés ainsi que le père d'Eric Maddox.

"Ma foi joue un rôle très important dans chacune des choses que je fais," a dit Maddox.

Un chrétien dévoué qui avait dans l'idée d'aller en fac de droit après être diplômé de l'OU, Maddox décida de changer ses plans lors d'un jogging près de Sapulpa, la ville où il habitait.
"J'ai rejoint l'armée car je courrais à Tulsa entre deux semestres, et j'ai entendu une voix dire "tu as besoin d'être un ranger aéroporté" a dit Maddox.

Après avoir parlé avec son père de ce qu'il aurait pu faire différemment dans sa vie, Maddox a dit qu'il avait décidé d'être un ranger aéroporté.

Maddox a partagé l'histoire des étapes l'amenant à la capture de Saddam Hussein dans l'ordre chronologique, en ne laissant seulement de côté que "quelques petits éléments" qu'on lui avait demandé de ne pas révéler en raison de la nature confidentielle de ces éléments.

Cette même histoire a été regroupée dans son livre, Mission Blacklist #1, lequel va être adapté au cinéma en mettant en scène Robert Pattinson qui jouera Maddox.

"Quelqu'un veut faire un film de mon histoire - je trouve ça très excitant!" a dit Maddox.

Maddox a dit qu'il avait déjà rencontré et appris à connaître Pattinson.

"C'est un chic type," a dit Maddox. "Lorsqu'ils m'ont dit son nom, je n'avais jamais entendu parler de lui auparavant. Je ne crois pas aux films ou aux histoires de vampires. Je ne savais simplement pas qui il était."


Maddox a dit qu'il avait porté une seule et même chemise bleue pendant ses mois de recherche sur Hussein, avec aucun autre change. Cette chemise a une basse "à grande gueule" brodé dessus, des poches en Velcro et des tâches de sang.

"Je l'ai toujours [La chemise]. Je pense que Rob la portera dans le film," a dit Maddox.

Maddox a du attendre cinq ans avant de pouvoir raconter son histoire et écrire son livre puisque le gouvernement américain souhaitait garder cette affaire confidentielle, a-t-il dit.

"Depuis, le gouvernement américain veut que je supporte le projet de film, et souhaitait que je dise qui j'étais et ce que je faisais," dit-il.

Alors qu'il a accompli sa mission pour arriver à la capture d'Hussein, Maddox a dit qu'il souhaitait rester humble face à cet accomplissement. Il se comparait à un joueur de football américain de l'université d'Oklahoma, Barry Sanders, qui était très humble par rapport à son talent sur le terrain.

"Je me suis dit, "tu vas être très Barry Sanders à propos de ça - tu ne sera rien d'autre que complètement humble," a dit Maddox.

Maddox a également expliqué les caractéristiques d'un bon interrogateur.

"J'adore écouter les gens parler. Si vous aimez faire ça aussi, vous pourriez également être un bon interrogateur," a dit Maddox. "Vous devez aussi être auto-critique pour être un bon interrogateur - qu'ai-je fait pour que ça foire? Que faire pour m'améliorer?"

Maddox a dit que la chose avec le plus de valeur qu'il ait apprise à OU était l'importance des amitiés et des relations qu'il avait créées.

"Je suis un pionnier, et chacun qui me connaît depuis plus de dix minutes le sait," il dit. "J'espère que j'ai bien représenté mon école, mais c'est une responsabilité. Alors le jour où vous êtes diplômés, réalisez que vous portez ce poids sur vos épaules, et avec ça, j'attend avec impatience de vous voir tous des pionniers d'Oklahoma."

Une étudiante fut interloquée par l'idée que quelqu'un qui a marché dans le même campus qu'elle ait eu un tel impact sur le monde.

"Voir quelqu'un qui est allé dans la même école, qui a marché dans les mêmes halls et qui a expérimenté les mêmes choses et qui a continué et a fait quelque chose d'aussi bien pour notre pays - je pense que c'est très inspirant," a dit Alexis Taitel, une junior en études internationales et présidente du Bureau du conseil des activités des orateurs, qui a organisé cette lecture.

Devin Turnham, freshman de l'université, a dit qu'elle était impressionnée de l'humilité de Maddox.


"J'ai adoré son engagement envers l'université, et c'est toujours bon d'entendre quelqu'un qui est parti et qui a fait de grandes choses et qui est toujours près à revenir et revenir avec humilité," a dit Turnham"


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Comme vous pouvez le voir, Eric Maddox semble être très impliqué dans son histoire et dans les impacts de celle-ci, montrant bien qu'il sera là pendant l'adaptation de son livre sur grand écran.
Ce qui m'a fait également très plaisir, fut de lire que la chemise dont il parle dans le livre fera une "vraie" apparition dans le film. Je ne sais pas si certains/certaines d'entre vous ont lu le livre, mais on y voit bien des photos d'Eric avec cette fameuse chemise et nous apprenons même dans l'histoire que Saddam Hussein avait eu vent que "l'homme à la chemise bleue" le recherchait... C'est donc une très bonne surprise de savoir que le film sera à ce point fidèle au récit.
Notamment, l'histoire de Barry Sanders qui m'avait beaucoup marquée. En effet, tout au long du livre, Maddox se raccroche énormément au football américain et à ce joueur, jusqu'à le citer à la fin de toute cette aventure puisqu'il dit bien qu'il doit rester humble comme Sanders lorsqu'il apprend la capture de Saddam Hussein.

Cette lecture annonce presque le début du tournage du film. Pas encore d'infos à ce sujet, cela reste très secret malgré l'appui de Maddox lui-même et donc indirectement l'appui de l'armée des Etats Unis...
A voir ensuite si Jean Stéphane Sauvaire suivra la voie du docu-fiction ou s'il va en faire un récit détourné.
Nous attendons avec impatience le début du tournage pour enfin nous donner quelques indices.

dimanche 17 mars 2013

Eric B. Maddox et Robert Pattinson

Bonjour les Amis,
Voici une photo de Robert Pattinson et D'Éric B. Maddox, prise en novembre dernier.
Rappelez vous Rob interprétera Éric dans le film ;)


Source: Page Officielle d'Eric B. Maddox

mardi 14 août 2012

FanArts : Robert Pattinson en Eric Maddox

Tout juste après l'annonce de son prochain rôle dans le film Mission: Blacklist, adapté du livre du même nom, Robert Pattinson fut immédiatement la cible des "fanarts".

Qu'est-ce qu'un fanart?

Très simple, il s'agit d'un montage ou d'une création artistique d'une célébrité réalisé par un fan.

C'est ainsi que je vous en propose plusieurs concernant Mission: Blacklist, histoire de voir à quoi pourrait ressembler le soldat Robert (et puis parce que certains fans ont vraiment beaucoup d'imagination et de talent)!

Source 1: robpattzandkrisstew



Source 2: tumblr



Source 3: robpattzlovers




Source 4: wretch



Voilà pour ce soir/ce début de nuit!
Je dois avouer que la dernière photo m'a bien fait rire même si Eric Maddox ne ressemble absolument pas à ça, j'ai trouvé que le parti pris était intéressant ;)
Je vous souhaite une bonne nuit, Black Listers!
Et j'espère à demain pour de "vraies" news ;)

mardi 3 juillet 2012

Le Sergent et les ondes radio, interview FML

Chers Black Listers,
Voici une interview d’Eric Maddox à la radio (de nouveau). Même s’il expose les mêmes choses que dans les précédents articles, j’ai pensé que ça pouvait être intéressant pour tout le monde de vraiment savoir ce que ce monsieur avait dans la tête lors de la traque de Saddam…
Comme d’habitude (je me répète), traduction maison, soyez indulgents parce qu’une demi heure de traduction seulement à l’oreille ce n’est pas du gâteau qu’on soit bilingue ou pas ;)
Je vous préviens, cette interview est longue =]


Article et écoute de l'émission FML (Faith Middleton Show)

De Publishers Weekly:

En 2003, le sergent Maddox était un spécialiste des interrogatoires sur son premier assignement sur le terrain en Iraq, récoltant des informations sur les «bad guys» (mauvais garçons). La chute inattendue du régime de Saddam Hussein a élargie cette catégorie (de «bad guys»). Envoyé à Tikrit, la ville natale de Saddam, Maddox ne trouva aucun système de référencement des détenus afin d’identifier les cibles prioritaires. Cela a commencé à changer lors de l’interrogatoire d’un des gardes du corps de Saddam, l’un des premiers interrogatoires sérieux de Maddox et le premier pas vers la capture de Saddam. Avec l’aide de l’écrivain freelance Seay (co-auteur de Hello Charlie), Maddox emmène les lecteurs dans des jeux de questions-réponses de niveaux multiples et de forte intensité qui nous mèneront doucement, avec beaucoup de faux départs et de fausses pistes, à la cachette de Saddam. Maddox ne fait aucun secret de ses erreurs: la perte de son sang-froid, la perte de contrôle des interrogatoires, la recherche d’informations plutôt que de cultiver certaines idées. «Nous n’étions pas aux Etats-Unis et mon boulot n’était pas de faire justice», écrit-il. Son point de vue est le bienvenu en ce qui concerne les techniques d’interrogations, souvent de secondes mains. La capture de Saddam Hussein, comme tout bon travail d’informations, représentait 5% d’idées et 95% de patience. La brutalité, Maddox est clair à ce sujet, n’était pas vraiment contre productive mais non nécessaire.


"La véritable histoire de la traque de Saddam Hussein, Eric Maddox interviewé par Faith Middleton pour WNPR – Connecticut Public Radio


Faith Middleton: Au centre du quartier d’art de New Haven, je suis Faith Middleton et cette émission traite de la richesse de la vie. Merci de nous écouter à Rhode Island, dans le Connecticut et à New York ainsi que dans l’est de Rhode Island, sur internet ou dans le monde entier sur notre site.

Alors que l’annonce choquante de la capture de Saddam Hussein fut faite le 14 décembre 2003, il a été révélé l’une des plus grosses affaires de l’histoire avec ses troupes militaires, ses forces spéciales, ses informations et ses dépenses utilisées avec intelligence. Aucun endroit n’a été mis de côté après l’invasion: chaque recoin, chaque caillou, chaque indice, chaque piste ont été retournés pour retrouver les anciens partisans du régime. De toutes les cibles de grandes valeurs représentées sur un jeu de carte par l’armée américaine, Saddam était l’as de pique. Mais, ce livre retrace la traque de cet homme, ainsi que le personnel impliqué qui ne devait pas être révélé au public. Eric Maddox était le sergent ayant organisé la capture de Saddam. Mission: Black List #1 – The Inside Story of the Search for Saddam Hussein - As Told by the Soldier Who Masterminded His Capture est le livre qui révèle l’envers du décor de la capture de Saddam par l’homme qui a réussi où beaucoup d’autres ont échoué.
Le sergent Eric Maddox a reçu de nombreuses récompenses: l’award du directeur de la DIA (Defense Intelligence Agency), la légion du mérite, l’étoile de bronze et la médaille de la réussite de l’Intelligence Nationale (Information) pour son rôle clé dans la capture de Saddam Hussein, il est originaire d’Oklahoma et vit désormais à San Antonio au Texas, et nous l’avons au téléphone.

Bienvenue dans l’émission!

Eric Maddox: Merci Faith, merci de me recevoir!

Faith Middleton: Dites-moi pour quelle raison avez-vous été envoyé en Iraq à la base?

Eric Maddox: C’était très simple, j’ai été envoyé en tant qu’interrogateur pour donner un coup de main aux forces spéciales qui étaient chargées de capturer des cibles de grandes valeurs, notamment Saddam Hussein. En tant qu’interrogateur, notre mission est d’interroger tous prisonniers capturés qu’ils soient coupables ou innocents. Après deux jours passés à Bagdad, j’ai été envoyé à Tikrit auprès d’une unité des forces spéciales composées de douze hommes puis j’ai travaillé pour eux en tant qu’interrogateur à la solde de l’équipe.

Faith Middleton: Dans le livre, vous expliquez que les personnes qui occupaient la place avant vous se centraient particulièrement sur la famille proche de Saddam Hussein, ce qui, en soit, est logique mais vous, vous aviez une autre idée.

Eric Maddox: Eh bien, Faith, ils avaient dans l’idée que la famille proche de Saddam mais aussi n’importe quelle personne du jeu de cartes (Deck of cards) pouvaient forcément nous mener à Saddam puisqu’ils faisaient partie de l’ancien Régime. Ce que j’ai fait lorsque je suis arrivé à Tikrit, c’est de coopérer avec les petits groupes, les «petites» gens des rues qui pourraient avoir un lien avec l’insurrection qui avait lieue contre les militaires. Après avoir parlé à une centaine d’entres eux, pendant environ deux mois et demi, une nouvelle insurrection a commencé à se développer, et cette dernière semblait tourner autour de quelques gardes du corps personnels et très rapprochés de Saddam et j’ai donc pensé que si Saddam voulait organiser une telle chose, il ne se servirait que de ses gardes du corps rapprochés pour diriger l’insurrection puisqu’ils n’étaient pas vraiment recherchés… Donc, lorsque j’ai réalisé ça, j’en ai parlé à cette équipe de douze hommes avec laquelle je travaillais et je leur ai conseillé de changé de tactique, de cibles… Nous devions nous concentrer sur ces insurgés de bas niveau qui travaillaient directement dans l’insurrection puisqu’ils voyaient tout…

Faith Middleton: Parce que ces derniers étaient très loyaux envers lui et la logique tendrait à dire que s’ils l’étaient pendant son mandat ils l’étaient sans doute encore donc cela voudrait dire qu’ils étaient encore en contact avec lui pour lui venir en aide…

Eric Maddox: Exactement! Il s’agissait d’une partie de la logique… En fait, eh bien la logique était qu’il devait leur faire confiance, ces gars le protégeaient jours et nuits et il était celui qui donnait les ordres. Il y a certains gardes du corps qui étaient impliqués et lorsque nous interrogions les sous fifres, nous leur demandions toujours pour qui ils travaillaient et à chaque fois, seuls deux noms ressortaient. Alors, pour moi, l’étau se resserrait. Nous ne devions pas nous concentrer sur tous les gardes du corps mais sur deux d’entres eux. Et nous ne les recherchions pas à la base…

Faith Middleton: Vous écoutez le sergent interrogateur Maddox de l’armée américaine qui raconte pour la première fois l’histoire de la capture de Saddam Hussein dans son livre Mission: Black List. Comment avez réussi à persuader ces partisans ou leur famille à vous délivrer des informations?

Eric Maddox: Eh bien, nous avions un certain regard qui n’était pas celui des autres équipes. Il ne nous suffisait pas de commencer du plus bas niveau de l’insurrection pour ensuite remonter dans la hiérarchie des insurgés. Chacun avait un lien avec une autre personne sur la carte des personnes impliquées et peu importait qui faisait quoi, s’ils étaient partisans ou famille de partisans, et nous nous sommes servis de ça lorsque nous les interrogions. Nous leur expliquions que nous étions au courant que leur famille était impliquée (cousins, frères…) et donc que ces derniers étaient en danger à cause de leur implication… En réalité, nous travaillions sur les réseaux familiaux entiers afin de leur montrer qu’il était plus judicieux de parler pour le bien de leur famille, nous nous servions de cet avantage là.

Faith Middleton: Mais pourquoi vous aidaient-ils alors qu’ils pouvaient juste dire «non» ?

Eric Maddox: C’est assez simple, je suis en train de parler à un individu qui a été acteur dans l’insurrection et je lui demande de me mener à un autre membre de son groupe. Je lui explique qu’il peut me mener lui-même au prochain membre de son groupe ou alors je peux aller chercher cette information chez son frère, son père, son cousin «parce qu’ils savent tous ce que tu fais. Peut-être même que ton cousin t’a donné un peu d’argent pour financer tes activités… Alors, mène-moi à eux où je peux traquer ces gens, ta famille, et ils vont me mener où j’ai envie qu’ils me mènent.» Et il sait que c’est la vérité, qu’ils ont des informations qui peuvent nous faire accéder à la prochaine étape. C’était très simple, soit ils nous menaient là où nous voulions, soit, étant donné que j’étais à Tikrit et leur famille aussi, nous allions directement les voir… Et je pouvais «aller à la fenêtre» (littéralement: regarder au dessus de la barrière), pointer du doigt à deux blocs de là et dire «tiens, c’est ton cousin là bas, je pourrais aller lui demander maintenant, j’en aurais pour cinq minutes… Ou alors tu me dirige vers la prochaine étape. A toi de choisir.»

Faith Middleton: Hum. Et à combien de ces familles avez-vous parlé ? Qui étaient d’accord pour coopérer ?

Eric Maddox: Je dirais que pendant mes 5/6 mois sur place, j’ai effectué environ 300 interrogatoires et il y a eu à peu près 15 pistes solides… Les interrogatoires pouvaient durer de 2 heures à 20 heures et on ne pouvait pas savoir lorsqu’une information solide pouvait tomber. Il était possible d’avoir quelques renseignements qui pourraient nous aider pour passer à l’étape suivante mais il fallait vraiment vraiment creuser pour avoir une bonne information. Et en 5 mois, 12 de ces informations se sont avérées bénéfiques…

Faith Middleton: 5 mois, c’est très long… Et pendant la première partie de cette mission, ces deux mois et demie, vous avez interrogé des prisonniers dont les informations étaient ou non importantes, c’est ce qu’est l’art des interrogatoires, avez-vous eu du mal à convaincre vos supérieurs de vous laisser continuer sur cette piste ?

Eric Maddox: Pour plusieurs raisons, j’ai du le faire Faith. D’abord, notre équipe de forces spéciales n’utilisaient pas les informations récoltées en interrogatoire pour les raids. Les informations nous servaient juste en phase stratégique, il s’agissait d’une illustration. Alors, lorsque j’étais là bas, j’ai essayé de guider l’équipe vers des insurgés dont les gens que nous avions capturés me parlaient en interrogatoire. C’était l’une des difficultés. Et l’autre difficulté était qu’ils comprenaient la possibilité que 80% de ce que me disait un prisonnier pouvait être un mensonge ou une vérité arrangée. Et il fallait que je convainque le commandant que j’étais capable de dire quels étaient les 20% qui ne mentaient pas, ceux à qui nous pouvions faire confiance et agir en conséquence. Il faut aussi comprendre qu’il est difficile pour le chef d’une équipe de faire confiance à un insurgé que nous avons capturé et c’est aussi difficile de me faire confiance parce-que «pourquoi te faire confiance Eric sur ces 20% de vérités alors que 80% sont des mensonges…».

Faith Middleton: Comment pouviez-vous savoir quelle partie des informations était vraie ?

Eric Maddox: Dans leur façon de raconter leur mensonge et le «timing» de ces mensonges. Par exemple, si je faisais un interrogatoire de 15 heures, j’essayais de leur faire raconter l’histoire petit bout par petit bout pour pouvoir la reconstituer et voir s’ils me menaient en bateau ou s’ils exagéraient certains détails et à la fin, après des heures et des heures d’interrogations, je pouvais déterminer si le prisonnier allait continuer à mentir sur la localisation de son frère, de son père ou de son fils mais petit à petit il s’ouvre pour me donner des informations sur d’autres individus. Et c’est alors qu’on essaye de faire jouer les compromis, qu’il ne savait pas que je n’avais pas le droit de faire. Il faut se concentrer sur des sujets où ils laisseront filtrer certaines informations et ensuite on peut comparer ce qu’il révèle avec l’histoire et les mensonges qu’il a pu dire. C’est à partir de la qu’on peut définir les informations vraies des fausses, on fait une sorte de jugement.

Faith Middleton: Quand ces mensonges sont dits, comme vous l’avez précisé 80% du temps, est-ce que vous en êtes tous les conscients et c’est une sorte de jeu ou… ?

Eric Maddox: Ce n’est pas un jeu que nous faisons. Puisque vous leur dites qu’ils mentent. Ce n’est pas un jeu. On sait tous les deux qu’il ment, et nous l’acceptons mais la plus dure des choses est, surtout chez les hommes Iraquiens, qu’il faut accepter qu’ils mentent. Et je ne vais pas les faire admettre leur mensonge mais je les autorise à me dire «je me suis trompé» ou encore «j’ai rêvé de ça hier soir, Eric je sais que je ne l’ai pas vraiment vu mais hier soir j’ai rêvé de cette localisation précise» et les gens pensent que je suis fou «comment peux-tu faire confiance à un rêve ?!», je ne fais pas confiance au rêve, mais je dois faire ressortir cette vérité. Et ils comprennent ce jeu, ils comprennent les règles du jeu donc il faut faire jouer son meilleur jugement.

Faith Middleton: Donc, l’idée n’est pas de les blâmer, de les rendre honteux…

Eric Maddox: Le but n’est pas de les punir…

Faith Middleton: Non, bien sûr mais je voulais dire que le but n’est pas de les faire se replier sur eux-mêmes ?

Eric Maddox: Oh, la pire chose que vous puissiez faire est de les appeler «menteurs», ils savent qu’on se rend compte de leur mensonges mais ils ne doivent pas l’admettre. Ils peuvent dire qu’ils se sont trompés ou qu’ils étaient effrayés ou qu’ils sont confus «je n’ai pas compris le sens de ta question, Eric». C’est comme cela qu’ils peuvent me parler, pas en les accablant de honte.

Faith Middleton: C’est tellement intéressant. Nous allons vous garder, nous allons faire une petite pause et reprendre cette conversation car j’ai tellement de choses à vous demander sur le sujet.
Nous sommes avec Eric Maddox, auteur de Mission: Black List #1 qui traite de la capture de Saddam Hussein et nous allons revenir dans environ 90 secondes, restez avec nous.
C’est Faith Middleton, merci infiniment d’écouter cette conversation plus qu’intéressante avec le sergent Eric Maddox qui a été entraîné à l’art des interrogatoires et qui faisait partie de cette équipe d’élite envoyée à Tikrit pour rechercher Saddam Hussein. Les professionnels sur place, en Iraq n’aimaient pas vraiment cet endroit, ils ne voulaient pas vraiment y aller puisque selon eux rien ne se passait vraiment à Tikrit. Ce livre raconte donc l’histoire (inconnue du grand public) de la capture de Saddam Hussein. Et, si vous rejoignez l’émission seulement maintenant, nous étions en train de nous concentrer sur l’art de mener un interrogatoire.

Lorsque vous interrogiez une de ces personnes et que vous leur mettiez la pression afin qu’ils parlent en les informant que si vous n’aviez pas de réponses vous alliez parler à leur famille, comment les approchiez-vous au début ? Était-ce difficile de frapper à leur porte en leur disant «mon équipe et moi voulons vous parler» ou est-ce que vous rentriez en dégainant les armes? Comment cela se passe-t-il?

Eric Maddox: Lorsque nous avions une information sur un individu, nous partions pour le raid et nous prenions avec nous toutes personnes susceptibles de nous être utiles en plus des individus que nous voulions: deux frères, un père. Peu importe qui était là. C’est la chose que j’essaye d’enseigner lorsque je tiens mon cours sur l’art d’interroger, on ne part pas pour un raid pour «prendre» une seule personne, il faut aussi penser aux membres de la famille et aux très proches personnes qui sont susceptibles de nous aider car elles ne font pas partie de l’insurrection et donc il y a une chance pour qu’elles n’haïssent pas vraiment les forces américaines. Mais, dans une maison où nous effectuons un raid, il y a quelques fois 6 à 8 personnes dont nous aurions besoin et par la suite je les interrogeais tous.

Faith Middleton: Il y a une partie que je n’ai jamais comprise… Pourquoi ces gens, je ne sais pas combien ils étaient, mais pourquoi étaient-ils si loyaux envers Saddam Hussein alors que nous avions entendu tant de choses monstrueuses à son sujet? Quelle était cette emprise qu’il avait sur les gens?

Eric Maddox: En partie, il s’agissait de la pression qu’il mettait aux gens. La plupart des gens étaient des relations plus ou moins proches de Saddam (famille, cousin très éloignés) depuis des générations. Et Tikrit était son lieu de naissance, il avait donc des connexions et il en jouait puisque les gens avaient besoin d’un emploi et grâce à lui ils avaient d’assez bonnes situations. Et d’un autre côté, il y avait le fait que la guerre avait déjà frappé et qu’une minorité de personnes à Tikrit était Chiite… Saddam était Sunnite. Et tous se proches le sont également. Dans ce cas présent, il y avait plusieurs «poches» (petits groupes) de Sunnites qui réussissait à suivre et qui étaient susceptibles d’obtenir le leadership du pays, or s’ils accédaient à ce leadership, le régime de Saddam continuait…

Faith Middleton: Mais pour nous qui restons à la maison, nous nous demandons comment ces gens peuvent-ils toujours être loyaux alors qu’il a été renversé en même temps que son régime et qu’on ne sait même pas où il est… Pourquoi sont-ils toujours si loyaux?

Eric Maddox: C’est ce que les gens ne réalisent pas vraiment. Saddam dirigeait cette insurrection et les insurgés dans tout le pays jusqu’au jour de sa capture. En effet, l’homme que nous avons capturé et qui nous a enfin dit «oui je vous mènerais à Saddam», il était l’un des dirigeants de l’insurrection personnelle de Saddam dans tout le pays. Il n’était peut être plus le chef du gouvernement, mais des millions et des millions de dollars auxquels ils pouvaient accéder et il dirigeait cette insurrection.

Faith Middleton: Oui, expliquez-nous comment il a pu la diriger. C’est assez difficile d’imaginer quelqu’un qui se cache, notamment de la manière dont il se cachait, de diriger une telle organisation…

Eric Maddox: Eh bien, c’est encore une chose que les gens ont mal compris… Tout le monde pensait qu’il se cachait tout le temps dans ce trou à rat… Non, il ne l’était pas. Il vivait dans cette ferme qui était très bien cachée à l’est de la rivière Tigris où il y avait très peu de soldats américains. Il pouvait aller et venir autant qu’il voulait et seuls deux de ses gardes du corps connaissaient son exacte localisation. Maintenant, à partir de cet endroit, l’insurrection fleurissait grandement et il y avait environ 7 à 8 leaders de petits groupes d’insurrection qui reportaient directement leur travail à ces deux gardes alors qu’ils étaient à la tête d’une équipe de deux ou trois douzaines de personnes qui travaillaient sur le terrain. Et pendant ce temps-là, Saddam «pompe» des millions et des millions de dollars à ses partisans pour les besoins de cette insurrection alors que l’argent était dur à gagner à cette période surtout pour les Sunnites.

Faith Middleton: Comment a-t-il eu accès à cet argent?

Eric Maddox: C’est l’argent qu’il possédait lorsqu’il était au pouvoir. Il a déplacé environ 4 milliards de dollars cash et l’a placé en Syrie quand la guerre a commencé et l’argent que les gens ont vu lorsqu’il a été capturé, 750 mille dollars… Dans l’un des raids que nous avons fait six jours avant sa capture, toujours dans cette traque pour le trouver, nous sommes tombés sur 1.9 millions de dollars américains et l’individu, qui nous a mené à Saddam, avait dans sa ferme où un raid a eu lieu 3 jours après la capture de l’ancien président 11.2 millions de dollars américains chez lui. Tout cet argent qu’il a accumulé provenait de l’époque où Saddam avait le contrôle…

Faith Middleton: C’est extrêmement choquant. Nous sommes avec Eric Maddox, ancien sergent de l’armée américaine qui a mené à la capture de Saddam Hussein qu’il raconte dans son livre Mission: Black List #1. Nous avons mentionné rapidement de ce dernier interrogatoire, car vous avez parlé à tous ses amis, à tous ces gens et leur discours est à 80% faux contre 20% vrai. Vous avez fait une sorte de charte…

Eric Maddox: Un diagramme.

Faith Middleton: Un diagramme.

Eric Maddox: Qui changeait chaque jour selon les informations valables que nous récoltions et nous allions faire des raids qui apportaient ou non quelque chose. Chaque jour nous l’arrangions mais en résumé, il s’agissait d’un diagramme d’environ 60 à 70 personnes où nous faisions le lien entre les individus qui pourraient d’une manière ou d’une autre nous mener à Saddam.

Faith Middleton: Vous avez mené votre dernier interrogatoire, celui qui a le plus compté puisqu’il vous menait à l’endroit précis où se trouvait Saddam, dites-nous tout sur cet interrogatoire.

Eric Maddox: Il s’agissait de mon dernier jour en Iraq, mon dernier interrogatoire puisque ma mission prenait fin en ce 13 décembre 2003. A 8 heures du matin, je devais me trouver dans un avion en direction de Doha, j’avais fini ce pour quoi j’étais venu en Iraq. Le 12 décembre, nous pensions être extrêmement proches du but, c’est-à-dire de Saddam, mais nous n’avions rien trouvé. Le 12 décembre, nous avons effectué un raid pour capturer Muhammad Ibrahim qui était l’un des gardes du corps rapproché de Saddam et qui pourrait nous mener à son leader. Nous sommes allés dans son repaire et chez lui, nous y étions à minuit le 13 décembre et nous ne l’avons pas trouvé. Nous avons capturé 4 personnes et j’ai commencé à interroger l’un deux à 4 heures du matin et après quelques heures d’interrogatoire il m’a avoué que Muhammad Ibrahim était bien dans cette maison lors du raid. Je suis allée voir les trois autres prisonniers et effectivement nous l’avions. Et alors, à 6 heures du matin, j’ai pu (enfin) interroger Muhammad Ibrahim. J’ai pu discuter avec lui de ses options, que je l’ai recherché pendant 4 mois, que j’ai traqué plusieurs membres de sa famille. Je lui ai expliqué que s’il ne me menait pas à Saddam j’allais continuer de traquer sa famille, je connaissais l’endroit où se trouvaient au moins 20 personnes de sa famille. Je savais qui il était, il savait qui j’étais. Et à 7h45, le 13 décembre, 15 minutes avant de monter dans mon avion, il nous a dit «oui, je sais où se cache Saddam, allons-y»

Faith Middleton: Quand vous l’avez «menacé» de poursuivre les membres de sa famille, avez-vous dit «nous allons les détruire», «nous allons les emprisonner à vie ? Que lui avez-vous dit sur sa famille ?

Eric Maddox: J’espère qu’il ne l’a pas ressenti comme une menace. Je l’informais seulement de ce qui allait venir s’il ne nous aidait pas… C’est comme ce dont nous avons parlé précédemment. Je lui ai dit «Muhammad Ibrahim, si tu ne me dis rien, alors nous allons aller demander aux membres de ta famille qui ont peut être des informations à nous donner… Alors que si TU nous mène à Saddam, je n’aurais pas besoin de leur demander quoi que ce soit. Si je t’ai traqué Muhammad Ibrahim c’est parce que tu es en mesure de me mener à Saddam et dans ce cas là je n’aurais ni besoin de toi par la suite, ni de ta famille. Mais si au contraire tu ne m’aide pas, les 40 membres de ta famille que nous avons déjà resteront en prison et les 20 autres les rejoindront assez vite» et voilà ce que j’ai dit. Je ne sais pas s’il l’a pris comme une menace. Ce n’en est pas vraiment une puisqu’il s’agit d’une vérité…

Faith Middleton: En réalité, il voulait protéger sa famille. Mais en réalité, qu’est-ce que cela lui apporte personnellement? Est-ce qu’il ressort avec quelque chose de cette révélation ?

Eric Maddox: Cela ne lui apporte rien. Il restera en prison. Il n’a rien demandé. Il réalise que ses actions ont causées la mort de centaines de soldats américains et de milliers d’Iraquien. Alors il ne pouvait rien demander pour lui-même. La seule chose qu’il a demandée était la libération des 40 membres de sa famille. Il savait que s’il nous menait à Saddam alors nous laisserons les 20 autres.

Faith Middleton: Et les avez-vous relâché ?

Eric Maddox: Oui, absolument.

Faith Middleton: Bien, alors parlons de ce moment où il vous dit «je sais où il est je vais vous mener à lui» qu’avez-vous senti à ce moment-là ?

Eric Maddox: J’aurais pu être heureux à ce moment-là mais je suis resté assez statique et la seule chose à laquelle j’ai pu penser était de sortir un bout de papier et commencer à faire une carte avec la localisation de Saddam. Comme je l’ai dit, j’ai effectué plus de 300 interrogatoires pendant ces 5 mois et 12 d’entres eux ont porté leurs fruits, donc cela fait 288 qui n’ont rien apporté… On ne veut jamais penser que ça peut être ça… Il n’y a qu’une seule chose à faire, qu’une seule chose qu’on est capable de faire, c’est de dessiner comme on peut cette carte et essayer d’avoir le plus de détails possible, de garder son calme parce qu’on n’est pas encore sorti d’affaires tant que ce n’est pas fini. Alors je pense que ce que je ressentais à ce moment-là c’était plutôt le passage à l’étape suivante, ce qu’on allait faire à partir de là… Dessiner ce plan, prévenir l’équipe de Bagdad pour qu’elle puisse prévenir celle de Tikrit afin qu’ils fassent ce raid avant que je parte, j’ai essayé de contacter le commandant avec qui je devais partir pour le prévenir de mon retard…

Faith Middleton: Bien sûr. Et que s’est-il passé? Le commandant vous a-t-il permis de rester plus longtemps? Étendre la durée de votre mission ?

Eric Maddox: Le commandant et moi nous sommes repartis ensemble, c’était une personne importante, nous avons volé ensemble jusqu’à Doha et un sergent comme moi ne pouvait pas l’en empêcher… Et le vol était tendu avec ce qu’il venait de se passer et lors de notre arrivée à l’aéroport il a été appelé et dans les 15 minutes qui ont suivi il repartait déjà pour l’Iraq, sauf que je devais donner un débriefing à Doha et donc je ne pouvais pas repartir avec lui. Je devais dire aux officiels ce qu’il se passait, les avancées que nous avions faites en terme d’informations et surtout ce qu’il se passait en ce 14 décembre. Et le commandant m’a dit «j’y retourne, toi tu les informe de tout ce qu’il vient de se passer». J’étais d’accord avec ça, enfin, je n’avais pas besoin d’aller sur place, j’avais déjà travaillé avec les forces et ils n’allaient pas avoir besoin de moi pendant le raid. Ils avaient besoin de quelqu’un qui pouvait les mener à Saddam Hussein et le prisonnier avait promis de le faire alors mon boulot était fini.

Faith Middleton: Nous sommes avec Eric Maddox, ancien sergent de l’armée américaine qui a mené la capture de Saddam Hussein et qui raconte son histoire dans le livre Mission: Black List #1. Est-ce que vous pensez vraiment cela? Je veux dire, après avoir passé autant de temps là-bas, laisser une autre équipe faire le boulot… Si j’avais travaillé dur comme vous, j’aurais voulu voir de mes propres yeux ce qui allait se passer, j’aurais voulu voir son visage, l’endroit où il s’est caché… Est-ce que cela a été dur pour vous ?

Eric Maddox: On m’a posé la question, bon nombre de fois, mais ça ne me gêne pas vraiment… Enfin, je veux dire, ce n’est pas mon boulot, ce n’était pas ma mission… Qui se préoccupe que j’ai vu Saddam ou non? Il a été capturé, il va passer devant la commission, le boulot est fait, peu m’importe de le voir ou non… Je suis reconnaissant qu’il n’ait pas été relâché et qu’il soit désormais mort mais ça ne change pas que je le vois ou pas. La meilleur chose à propos de tout ça était que l’année qui a suivi j’ai été embauché pour les relations avec les civils par le département de défense tant en Iraq qu’en Afghanistan et cela prouve qu’ils me font désormais confiance dans mon boulot. Lorsque je suis arrivé pour la première fois en Iraq en juillet 2003, je n’avais aucune expérience dans l’art d’interroger, ce devait-être mon deuxième interrogatoire et encore je n’en avais jamais vraiment fait un véritable… Et un an plus tard, ils me renvoient là-bas en me donnant ce travail avec toute leur confiance. Pour moi, c’est très important...

Faith Middleton: Ce livre, pour moi, est un témoignage de ce que doit être un interrogatoire en opposition à la torture. Quel genre d’interrogatoire est-ce que vous mené désormais? Au sein des Etats-Unis ou en dehors ?

Eric Maddox: Oh! En dehors des Etats-Unis. Les missions sont plutôt en Iraq, en Afghanistan et un peu partout dans le monde en fait. Et comme je l’ai dit, avant mon arrivée en Iraq, à Tikrit avec ces douze hommes, je n’avais jamais vraiment fait d’interrogatoire et j’étais le seul interrogateur sur place… Je n’ai pu observer personne donc j’ai, on va dire, appris de mes erreurs en 300 interrogatoires et croyez-moi avec les erreurs que j’ai faites, vous apprenez vite et j’ai pu développer mon propre style d’interrogatoire, c’est-à-dire travailler avec un prisonnier. La chose première que j’ai apprise c’est à me mettre à la place de ces prisonniers. Je n’avais pas d’empathie pour eux mais je devais comprendre dans quelle situation ils se trouvaient. Alors que la torture vous ramènent dans le passé, et j’entends des gens dire que la torture peut fonctionner, par exemple je peux vous dire en tant qu’interrogateur que lorsque vous vous y prenez bien il n’y a pas besoin de torture pour le faire avouer ce que vous voulez savoir…

Faith Middleton: Est-ce que vous aimez toujours ce que vous faites ?

Eric Maddox: Je pense que j’ai le plus beau des jobs du monde. La plus belle des choses dans ce travail est [désolée mais pour le coup monsieur Maddox parle trop vite pour bien comprendre mais en gros il dit que son travail l’emmène dans des endroits pas très reluisants (les prisons) et que ça n’attire pas grand monde] je ne pense pas que j’ai beaucoup de compétition et je trouve que c’est le plus sympa des boulots au monde puisque personne n’en veut.

Faith Middleton: Est-ce que vous avez une famille ?

Eric Maddox: Oui, j’ai deux fils qui vivent à Phoenix, Arizona et bien sûr ma famille vit en Oklahoma où je suis né et où j’ai été élevé. Et je vois mes fils tous les deux mois, notamment pendant leurs vacances et l’été.

Faith Middleton: Ce doit être dur pour eux de ne pas vraiment savoir ce que vous faites et où. Je pense toujours combien cela doit être dur lorsque la famille est à la maison…

Eric Maddox: Eh bien, mes fils sont nés en 2001 et 2002. J’ai été déployé 6 fois depuis 2002, ils étaient si jeunes ils ne savaient pas trop ce qu’il se passait alors on essayait de garder cette ambiance heureuse, je leur disais que je partais mais que j’allais revenir très vite avec des souvenirs alors le plus important est qu’ils ne se rendent pas encore compte des dangers et de la réalité des choses, ce serait un vrai miracle.

Faith Middleton: Vous n’avez eu aucun problème avec l’armée lorsque vous avez publié ce livre ?

Eric Maddox: Pas vraiment. J’ai soumis au département de défense publique un script d’un peu plus de 500 pages alors que le livre n’en fait 264 mais je voulais qu’ils aient toutes les informations susceptibles d’y apparaître. Et ils ont gardé le script pendant 9 mois puis ils me l’ont rendu avec des notes et je n’ai pas voulu le publier jusqu’à ce que Saddam soit mort pour des raisons évidentes que je ne voulais pas que mon livre soit utilisé contre lui ou dans cette affaire. Et donc nous avons attendons et quand le procès a pris fin, nous avons décidé de le sortir et voilà.

Faith Middleton: Merci infiniment.

Eric Maddox: Merci à vous.

Faith Middleton: Eric Maddox, ancien sergent maintenant interrogateur en Iraq pour le département de la défense. Il a mené la capture de Saddam Hussein et nous faire part de son histoire dans le livre Mission: Black List #1…»


Voilà les Black Listers, de quoi cerner un peu le personnage d’Eric et d’en connaître un peu plus!
Bonne soirée;)